La tragédie du 29 Août 1944 et extrait de la UNE de "DEFENSE DE FRANCE"

  Traduire cette page :  de  
  

    Depuis deux jours, les habitants de Robert-Espagne et des environs entendent distinctement le canon : les Américains, disait-on, seraient à Troyes et même d'après certains aux abords de Vitry-la-Ville. En cachette, on prépare les drapeaux qui orneront les fenêtres le jour de la libération; on coupe, on teint, et même on reprise ou on rajeunit les étendards qui ont dormi depuis cinq ans à l'abri des regards indiscrets. Les camions allemands de toute nature passent en direction de Mognéville ; matériel camouflé aussi hétéroclyte que les hommes qu'il transporte. Peu de voitures ou de camions isolés, car la forêt voisine de Trois-Fontaines abrite des maquisards. Les ménagères,- qui regardent passer les convois d'un regard mi-narquois, mi-songeur, discutent entre elles de la future libération: chacune voudrait être huit jours plus âgée, car une sorte de crainte, une sorte d'angoisse, pèse sur la région depuis les incidents de Lisle-en-Rigault. Seule l'arrivée des chars alliés pourrait les calmer.

    Et voici qu'au matin du mardi 29 août; le drame commence, encore imprécis, mais lourd de menaces : les hommes qui chaque jour quittent leur demeure pour se rendre à pied ou à bicyclette à leur travail dans les fonderies, dans les papeteries ou les bleuteries de la région, trouvent à chaque extrémité du village des Allemands casqués, l'arme au poing. Il ne s'agit pas de vérifier les papiers une fois de plus. « Nicht arbeiten heute » « Il ne faut pas travailler aujourd'hui » répondent les sentinelles qui refoulent les hommes vers le village. Certains essaient de passer quand même, à, plusieurs reprises; mais, sous la menace des armes automatiques, ils doivent rebrousser chemin. Des groupes se forment ; on va de maison en maison, on discute, on prête aux Allemands toutes sortes de raisons, on forme bien des hypothèses. Pendant ce temps, sur les collines, des soldats installent des canons -les témoins ne s'accordent pas sur leur nombre -pointés vers le village et déjà hommes et femmes s'attendent à voir déboucher une colonne de blindés alliés venant de Baudonvilliers.

    Vers midi un quart plusieurs motocyclettes arrivent dans la grande rue à toute vitesse; des Allemands en kaki, porteurs d'un brassard rouge à croix gammée, pénètrent en coup de vent dans la poste et bientôt deux violentes explosions retentissent, assourdissant les femmes qui se 'sont rassemblées. M. A..., constatant qu'aucun Allemand n'est en vue, s'aventure jusqu'au bureau de poste: du verre pulvérisé, une salle dévastée, jonchée de débris de planches poussiéreuses et noircies, c'est tout ce qu'il aperçoit. Déjà le bruit court que la postière est gravement blessée et M. l'abbé Briclot, muni des Saintes Huiles, se rend immédiatement sur les lieux; mais la postière avait eu le temps de partir avant l'entrée des S.S. CI). En rentrant chez lui, M. A.. .aperçoit dans la côte de la Gare quelques soldats entrant dans les maisons. De son côté, l'abbé Briclot se met à peine à table, qu'une fillette vient l'avertir que les Allemands ramassent tous les hommes. Pensant que les S. S. veulent emmener ceux-ci en Allemagne avant l'arrivée des Américains, il se sauve immédiatement avec une centaine d'autres hommes du bas-village. Quelques minutes après, les S.S. pénétraient au presbytère par devant et par derrière. Tandis que plusieurs soldats se rendaient à la gendarmerie, désarmant les gendarmes et les faisaient sortir, d'autres fouillaient chaque maison en commençant par le haut du pays, du côté de la gare.
    En entrant, les S.S. considèrent le nombre d'assiettes posées sur la table -il est midi -et s'informent minutieusement des absents qu'ils cherchent ensuite. Ils se montrent d'ailleurs très courtois et invitent gentiment les hommes à les suivre; ils braquent seulement leur mitraillette quand ils rencontrent de la résistance. Pourquoi cette opération ? S'agit-il d'une corvée ? Certains le croient. S'agit-il d'un départ vers un camp.de concentration pour éviter une aide aux Américains dès leur arrivée ? C'est la pensée d'un grand nombre d'hommes du bas-village qui se cachent dans les champs en bordure du pays. Leur sécurité leur paraissant illusoire, ils se relèvent et s'élancent en terrain découvert ; mais de nombreux coups de fusil claquent à leurs oreilles. Cependant les hommes « ramassés » se sont rendus place de la Gare; certains d'entre eux y sont allés sans être accompagnés, pensant qu'il valait mieux faire le travail pour lequel, croyaient-ils, ils étaient appelés. Mais le feu est mis par un groupe d' Allemands, à la ferme de M. T ..., président du Comité agricole. Aussitôt l'un de ses cousins, M. B..., part lâcher le bétail et retirer de la cave quelques objets de valeur qu'il y sait déposés. Mais un soldat l'aperçoit et presque à bout portant, lui tire un coup de fusil dans le dos. Le malheureux -un prisonnier rentré de captivité l'année précédente meurt immédiatement. Deux autres hommes, MM. T... et F... attendent dans la rue qu'un enfant leur apporte leurs papiers d'identité oubliés dans leur fuite. Deux Allemands en moto-cyclette les voient et les forcent à courir les bras en l'air devant leur moto jusqu'à la place de la Gare, où sont rassemblés 50 hommes de I7 à 60 ans. Le groupe d'incendiaires continue son travail: avec des grenades et un acide inflammable, ils incendient un paté de quatre ou cinq maisons et quand le quartier est bien en feu, c'est le tour d'un autre. Au presbytère, sous les yeux des parents de M. l'abbé Briclot, ils éventrent les sommiers et allument le crin qu'ils contiennent, puis ils montent sur le toit répandre une poudre qu'ils enflamment. Pendant ce temps, les cinquante hommes réunis devant le café de la Gare, où ils ont reçu l'ordre de s'asseoir, sont conduits devant la Halle aux marchandises où les femmes leur apportent leur repas inachevé ; un s.s. offre même des cigarettes. Toutes les femmes et les enfants avaient quitté le bas du village en flammes -l'incendie fut arrêté vers 3 heures pour reprendre à 5 heures -portant des ballots de linge, des sacs, des brouettes chargées et s'étaient réfugiés dans les champs. Grâce à leur présence qui faisait écran, un groupe d'hommes put quitter le champ de maïs qui les abritait et gagner la forêt. Les fuyards rencontrèrent quelques F. F. I. au brassard tricolore qui descendaient de leur côté, n'ayant, malheureusement, que trois carabines et quelques grenades. Au moment où ils atteignaient la lis ère du bois « plusieurs salves de mitrailleuses posées, ajustées » se font entendre à côté de la gare. Que s'est-il passé ?
    Les femmes, qui avaient accompagné leurs maris sur la place de la Gare, avaient été chassées peu avant 3 heures et les S.S. avaient fait faire aux hommes le tour de la place pour les mener, bien encadrés, vers le remblai situé en face de la petite vitesse. « Beaucoup d'hommes peut-être ont cru tout d'abord prendre le chemin de Jeand'Heurs pour une corvée; d'autres ont songé à un simulacre d'exécution. Mais tous comprirent que leur arrêt de mort était signé, quand ils aperçurent les mitrailleuses braquées sur le chemin où on les alignait. » M. T ...avait dit en fumant sa cigarette : « Ne serait-ce pas la cigarette du condamné ? » Un officier arriva en voiture pour confirmer sans doute l'ordre d'exécution. La mitrailleuse crépita... Des coups de révolver suivirent la fusillade: les bourreaux achevaient leurs victimes. Plusieurs femmes ont assisté au massacre qui se déroulait devant trois maisons, celles du garde-barrière et de deux employés. Mme D..., la femme du garde-barrière, avait sous les yeux son mari, son fils et son gendre; Mme P ...son fils et son mari ; Mme B..., son mari. Quand elles pressentirent l'horrible dénouement, elles se terrèrent dans la cave; seule, Mme B... vit les hommes tomber; son mari étant du nombre. Après quoi, les bourreaux firent sortir ces pauvres femmes de leurs habitations et jetèrent des grenades qui anéantirent les trois maisons: les quatre femmes se trouvèrent en face du monceau de cadavres sanglants. Nous dirons plus loin comment se déroula cette scène déchirante.
Pour les rescapés, la nuit était venue calme, malgré la mitraille assez proche, les explosions de grenades, les craquements de poutres calcinées, de charpentes qui s'effondraient dans les flammes et la canonnade assez lointaine. L'immense brasier de leur village, prolongé par ceux de Beurey et de Couvonges, évoquait pour certains une vision infernale du film: « Verdun, vision d'histoire. » -
Lorsqu'ils rentreront à Robert-Espagne ils verront le lieu du martyre. Spectacle d'horreur indescriptible : troncs ouverts, crânes défoncés, corps enlacés, visages noirs et défigurés, une main crispée se ferme sur un chapelet. Parmi les cinquante hommes, le brigadier de gendarmerie en uniforme tient son fils de 18 ans par le cou; deux autres gendarmes également en tenue,
le chef de gare en vareuse et en casquette réglementaire, onze cheminots; cinq pères de famille ont leur fils à leur côté. Un fusillé a rédigé cet ultime message griffonné au crayon: « Enterre-moi à R... Adieu ma femme, adieu chers parents. »
    Les corps -une plaque de zinc au poignet droit - furent inhumés dans des draps sans cercueil, le vendredi, au-dessus du talus. Ils furent placés côte à côte et les petites croix qui dominaient les tertres se touchaient. Sur la demande des familles, les corps furent exhumés entre le 17 et le 28 octobre pour être placés dans des cercueils. Plusieurs dépouilles furent inhumées au cimetière; mais trente corps demeurent à l'endroit de l'exécution; trente corps qui évoqueront pour les générations futures le drame terrible du 29 août 1944.
L'un des hommes qui s'était enfui, M. B..., fut trouvé par les Allemands à l'orée du bois, quarante-huit heures après le massacre et exécuté à son tour.

Extrait de la une du quotidien « Défense de la France » (D.F.), journal de la Résistance créé en 1941, futur « France soir », datée du samedi 16 septembre 1944.


 







































La rafle dura plus d'une heure. L'Allemagne exigeait les hommes, tous les hommes,jeunes ou vieux. Le village de 900 âmes en comptait 170, de quinze à soixante-cinq ans.Mais on n'en trouva que 52. Quelques-uns étaient aux champs, d'autres avaient réussi à fuir.
Et à mesure que les rabatteurs montaient la rue du village qui conduit à la gare, le cortège grossissait. En tête, le brigadier de gendarmerie était là avec ses hommes en tenue. Et le maréchal ferrant avec son fils : et l'épicier avec son fils : et le facteur... tous, quoi. Tous ceux que les SS avaient pu atteindre à cette heure.
Cela fit, je l'ai dit, 52 hommes rassemblés sous le grand préau couvert, en face de la gare. Cinquante-deux hommes devenus soucieux. Pas trop inquiets pourtant. Dame !...
Quand on n'a rien fait...
- Car ils n'avaient rien fait, Monsieur, gémit une pauvre voix à mes côtés, tandis qu'une femme en deuil me désigne les 52 croix de bois plantées côte à côte, de part et d'autre d'une croix plus grande et plus haute, faite de deux solives calcinées.
Tout ce qui reste aujourd'hui de Robert-d'Espagne, avec l'église, intacte, dont le clocher d'ardoise domine ce néant. Vernichtet. Nous avons entendu souvent ce mot là dans leurs communiqués. Un mot à eux, tiré de leur vocabulaire de nihilistes. Plus qu'un mot : un système.On arrive dans un village lorrain avec une demi-section d'automates, de ces mannequins bâchés et camouflés aux couleurs de la pourriture. On frappe à la première maison et, si la femme tarde à ouvrir, on défonce la porte à coups de crosse : « Heraus »
(dehors).
Et l'une après l'autre, ainsi, les 200 maisons sont vidées, fouillées, pillées. Dans les camions qui attendent près de chaque seuil, la sinistre équipe entasse son butin. Porte après porte l'opération se renouvelle. Porte après porte le nombre des prisonniers augmentent. Parqués près de la gare, ils attendent à présent qu'on décide de leur sort. Mais l'heure, pour eux, n'est pas encore venue.
Une foule pleure La voix du prêtre, dans l'église, se fait plus sourde, en évoquant cette journée de cauchemar. Dans la nef tendue de noir une foule en deuil, debout, se presse, immobile et silencieuse ; elle déborde le porche, s'agglomère au milieu des ruines. Tous les survivants de Robert-Espagne, tous les survivants de Couvanges et de Beurey, martyrisés eux aussi, sont venus ensemble pleurer leurs morts et leurs décombres.
Rien. Il ne reste plus rien, que des pierres calcinées, des tôles noircies, des fers tordus .Une aïeule erre, au hasard, hésite, revient sur ses pas, ne retrouve plus son chemin dans ce qui fut son village natal. L'essence et la grenade incendiaire n'ont laissé debout que la hotte des cheminées, la rampe de fonte d'un balcon, le squelette d'un vélo, la carcasse d'un poêle.
Sont-ce ces humbles débris auxquels fait allusion l'homme de Dieu lorsque, tourné vers ses fidèle, il les adjure, il les supplie de ne pas perdre courage ? Veut-il parler de ces résidus sordides lorsqu'il ajoute : « Et nous relèverons ce qui peut être relevé ! »
La foule répond à cette voix par un long gémissement. J'ignorais jusqu'à ce jour ce que pouvait être l'accent de la douleur collective. Ils sont là 2.000 qui sanglotent : veuves, orphelins, frères, cousins, parents, amis, venus des bourgs voisins, venus de Commercy, de Bar-le-Duc... 2.000 qui tournent vers la voix consolatrice, leurs visages ruisselants de larmes.
Alors, submergé par cette immense vague de détresse, le prêtre chancelle, se courbe, appuie le front sur le rebord de sa chaire et pleure à son tour comme un petit enfant. Deux témoignages  Mais tout n'est pas dit que l'assassinat de Robert-Espagne, de Beurey et de Couvanges.
Paul Baud, un gars d'Haironville, village situé à quelques kilomètres, a pu réussir à s'échapper cinq minutes avant le massacre des 52 martyrs. La femme de Paumier, le chef de gare, réfugiée à 20 mètres du talus au sommet duquel s'allongent aujourd'hui le tertre et les croix de bois de la fosse commune, a vécu jusqu'au dernier instant le supplice de son mari et de son fils.
Deux gémissements.
Deux témoignages.
Deux sanglots qu'il nous faut entendre encore, mêlés aux cris de joie d'une Lorraine en partie libérée














































...............................
D.F. DANS L'EST  
LES ALLEMANDS
ONT ASSASSINÉ
Robert - Espagne
VILLAGE DE LA MEUSE
–––––––––
Et 2.000 des nôtres pleurent
-- leurs parents suppliciés --
––––––––––
De notre envoyé spécial Georges LE FEVRE
La commune était située à dix kilomètres de Bar-le-Duc, sur les rives de l'Ornain et dela Saulx. Elle s'appelait Robert-Espagne. Cela étonne, n'est-ce pas, qu'on puisse parler d'un village à l'imparfait, comme d'un être disparu ou d'un mort. Et pourtant, comment dire ?... Robert-Espagne, village de la Meuse, né au XIIe siècle, est mort il y a quinze jours à peine, assassiné par les Allemands, le 29 août 1944. trois jours avant l'arrivée desAméricains.
C'est ainsi que, venu dans la Meuse pour y entendre le son joyeux des cloches de la libération, je ne perçus, samedi dernier à Bar-le-Duc, que l'écho d'un glas.
Le drame ?
Semblable à ceux qui ensanglantèrent la France depuis quatre ans. Mais plus révoltant parce que plus inutile.Midi. Le soleil est haut. La grand'rue du village est déserte. Les volets sont clos. C'est l'heure où chacun mange la soupe dans la cuisine fraîche, où l'homme dit à la femme :
« On signale des Américains à Sermaize. Paris est libéré. »
- Nous ne tarderons pas à l'être, répond le fils.
A ce moment, des coups sont frappés à la porte.
- Va voir !
Trois Allemands ! Pas possible ! On n'en avait pas rencontré sur les routes depuis quelques jours. Et voici qu'ils sont encore là ! Des SS. Des durs.
- Suivez-nous.
- Pourquoi ?
- Suivez-nous.
Et voici qu'ils prennent le père et le fils.
Dehors, quelques gars du pays attendent, surveillés par quatre porteurs de mitraillette.
- Bah ! dit l'homme à sa femme, c'est encore pour une corvée... Nous reviendrons ce soir... Tâche de savoir où ils nous rassemblent et tu nous apporteras un casse-croûte pour la nuit.
52 croix de bois
.
Ce massacre est perpétré le 29 août 1944, « trois jours avant l’arrivée des Américains ». Il concerne en réalité non seulement Robert-Espagne, mais également trois autres communes du sud-ouest de la Meuse, en Lorraine : Beurey-sur-Saulx, Couvonges (et non « Couvanges » comme il est imprimé) et Mognéville. Le 9 septembre, soit onze jours seulement après les faits, ont lieu les obsèques des « martyrs de Robert-Espagne ». L’envoyé spécial du quotidien Défense de la France, Georges Le Fèvre, assiste à la célébration. Il livre ici un reportage brut, recueilli sur le vif, à partir des témoignages des seuls villageois. L’émotion est bien entendu immense et prime parfois l’information.
Il conviendra donc tout d’abord de rétablir les faits. Les criminels ne sont pas des « SS », comme l’écrit le journaliste, mais des soldats de l’armée régulière allemande, la Wehrmacht, appartenant à la 3e division de Panzergrenadiers commandée par le Generalmajor Hans Hecker. Cette unité avait quitté l’Italie (Florence) par voie ferrée,  direction Saint-Dizier en Haute-Marne (à quelques kilomètres au sud de Robert-Espagne), avec la mission de bloquer ou de retarder l’avance des troupes américaines du général Patton. Pourquoi, ensuite, un tel « Oradour » lorrain ? Deux jours plus tôt, le 27 août, les résistants des FTP (Francs-tireurs et partisans : organisation paramilitaire FFI, proche du parti communiste) du maquis des Trois-Fontaines (massif forestier situé à quelques kilomètres au sud de Robert-Espagne) avaient tué tous les occupants allemands d’une voiture de tourisme. Par ailleurs, plusieurs convois allemands en retraite avaient été mitraillés sur la route reliant Vitry-le-François à Bar-le-Duc, axe proche du village (au nord). Il s’agit bien d’une contre-offensive allemande par conséquent, qui va s’accompagner au passage de mesures de représailles telles que pillages, incendies, exécutions sommaires.
À préciser également si l’on souhaitait revenir sur le contexte régional, particulièrement tragique : la présence d’un « Malgré-nous » alsacien au sein de l’unité allemande responsable de ces crimes

retour à la ferme